L'allocution prononcée fait foi
L'honorable Beverley J. Oda ministre de la coopération internationale
Ottawa (Ontario)
Le 20 juin 2010
Thank you. Merci.
En tant que ministre de la Coopération internationale, je crois que 2010 est une année charnière en ce qui concerne plusieurs enjeux de développement international.
Dix ans se sont écoulés depuis que les Nations Unies ont adopté les huit Objectifs du Millénaire pour le développement, qui viennent à échéance en 2015.
Jusqu'à maintenant, nous avons observé de bons progrès en ce qui concerne plusieurs objectifs, des progrès variables pour certains, et des progrès plus lents pour quelques autres.
Depuis que notre gouvernement est au pouvoir, il s'est mis en devoir d'accroître l'efficacité de son programme de développement international.
Pour relever les défis actuels et futurs du développement, l'argent ne suffit pas.
Pour aider davantage de personnes dans le besoin et obtenir de meilleurs résultats, nous devons agir de façon encore plus efficace et transparente.
Voilà pourquoi nous avons convenu, lors de la réunion des ministres du Développement du G-8 à Halifax, qu'une action politique plus vigoureuse s'impose afin de garantir une meilleure responsabilisation.
À Halifax, nous avons insisté sur le fait qu'il est plus important que jamais de respecter nos engagements financiers et d'améliorer notre responsabilisation pour obtenir des résultats durables.
C'est encore plus vrai de nos jours, alors que les contribuables demandent que les fonds publics destinés au développement soient utilisés de façon optimale.
Nous devons obtenir plus de soins de santé pour notre argent, plus d'éducation, plus de nourriture et une croissance économique plus solide dans les pays en développement ― dans leurs quartiers et leurs collectivités.
Grâce au solide plan d'action de l'ACDI pour accroître l'efficacité de l'aide, nous sommes en mesure de dépenser l'argent de l'aide de façon plus efficace et responsable, en ciblant mieux nos priorités.
De plus, grâce au leadership des dirigeants du G-8, des mesures semblables sont prises pour rendre les efforts internationaux plus efficaces. Et la transparence est toujours à l'avant-plan.
C'est le message que j'ai exprimé maintes fois lors de mes réunions à Halifax. Et je suis certaine que le premier ministre Harper mettra aussi ce message de l'avant à Huntsville et à Toronto, à la fin du mois.
Voilà pourquoi le Compte rendu des activités de Muskoka est important pour le Canada et pour nos partenaires du G-8.
Il marque une étape importante dans les mesures que nous prenons pour nous assurer que les efforts du G-8 en matière de développement demeurent transparents et responsables et permettent d'obtenir des résultats durables à long terme.
À titre de groupe des principaux pays donateurs, le G-8 croit qu'il doit être tenu responsable des engagements qu'il a pris.
Or, le fait de remplir nos engagements démontre la volonté politique derrière ceux-ci.
Ce Compte rendu témoigne de l'excellente feuille de route du Canada pour ce qui est de respecter les engagements du G-8 au chapitre de la santé, de l'éducation, de la sécurité alimentaire, de la paix et de la sécurité, ainsi qu'envers l'Afrique.
Par exemple :
Cette année, nous remplissons notre engagement de doubler l'aide internationale du Canada pour la porter à 5 milliards de dollars, un sommet jamais atteint.
Nous avons respecté l'engagement que nous avons pris à Gleneagles, en 2008-2009, de doubler notre aide à l'Afrique pour la porter à 2,1 milliards de dollars. Nous l'avons fait une année plus tôt que prévu, et nous avons maintenu cet appui au même niveau en 2009.
Depuis avril 2008, l'aide alimentaire fournie par le Canada est complètement déliée, et nous sommes en voie de délier toute l'aide que nous versons d'ici 2012-2013.
L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) estime qu'en déliant notre aide, nous pouvons augmenter de 35 % le pouvoir d'achat des fonds consacrés à l'aide alimentaire, et de jusqu'à 30 % celui des fonds consacrés à l'aide non alimentaire.
Nous avons pris l'engagement de délier notre aide et nous tenons parole.
Le Canada possède un solide bilan en matière de sécurité alimentaire mondiale.
Au Sommet du G-8 à L'Aquila, nous nous étions engagés à verser 600 millions de dollars de plus pour appuyer le développement agricole durable, ce qui portait le financement total à 1,18 milliard de dollars échelonnés sur 3 ans.
Par la suite, le Canada a répondu rapidement aux besoins manifestés partout dans le monde. Plus de 800 millions de dollars ont déjà été versés pour respecter notre engagement.
Le leadership stratégique du Canada et son important soutien financier au secteur de la santé ont permis d'améliorer la santé de millions de personnes dans le monde.
Nos contributions dans le secteur de la santé se sont élevées à près de 780 millions de dollars en 2008-2009.
Comme l'indique le Compte rendu, le Canada a joué un rôle de premier plan dans l'élaboration de l'Initiative catalytique pour sauver un million de vies.
Grâce à son appui, plus de 20 000 travailleurs de la santé dans 6 pays sont plus aptes à prévenir et à traiter des maladies, ainsi qu'à prodiguer des services de santé aux groupes vulnérables que sont les femmes enceintes et les enfants.
Nous sommes sur la bonne voie pour respecter l'engagement que nous avions annoncé en 2006, soit injecter 450 millions de dollars sur 10 ans dans les programmes liés à l'Initiative sur les systèmes de santé en Afrique.
Cette initiative appuie les efforts déployés par les pays africains pour renforcer leurs systèmes de santé et réaliser des progrès concrets pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement en Afrique subsaharienne.
En plaçant le bien-être des enfants et des jeunes au centre de ses priorités, le Canada a fait de l'éducation l'un de ses trois objectifs clés.
En 2008-2009, le financement total accordé à l'éducation, y compris aux programmes d'études secondaires et collégiales, s'est élevé à 400 millions de dollars.
Le Compte rendu met en évidence l'une de nos réalisations dans ce secteur : au Mozambique, plus de 90 millions de manuels scolaires, de cahiers d'exercices et de guides ont été distribués aux élèves et aux enseignants.
De plus, le Compte rendu souligne la priorité accordée par le Canada à l'égalité entre les femmes et les hommes dans ses programmes sur l'éducation, de même que son soutien à ce secteur en Afghanistan.
Entre 2006-2007 et 2008-2009, notre gouvernement a investi environ 209 millions de dollars dans les domaines de l'approvisionnement en eau et de l'assainissement partout dans le monde.
Voilà seulement quelques exemples de l'apport du Canada au développement international.
En tant que pays membres du G-8, nous accueillons favorablement ce Compte rendu des activités de Muskoka. En effet, il nous permet de faire le bilan de nos progrès en vue d'accroître l'efficacité de nos efforts collectifs pour améliorer notre aide envers les pays en développement.
Les Canadiens peuvent être fiers que le Canada respecte ses engagements envers le G-8.
Et ils peuvent être fiers du leadership que le premier ministre Harper et le Canada ont démontré pour que le G-8 rende mieux compte de son travail au chapitre du développement international.
Merci.