La dégradation des terres, soit la disparition de la productivité dans toutes sortes de sols, est le résultat d'une sécheresse d'origine climatique et d'une diversité de pratiques non viables de gestion agricole et forestière. La désertification, surtout dans l'Afrique subsaharienne, contribue directement à la rareté de l'eau douce, à l'insécurité alimentaire, à la famine, à la migration et aux conflits.
La dégradation des terres peut entraîner la rareté des aliments et de l'eau, la perte de revenu, les conflits en raison du manque de ressources et la dégradation environnementale. En outre, la dégradation des terres et la pauvreté sont étroitement liées. Les personnes touchées par une dégradation des terres sont majoritairement les pauvres qui habitent dans les milieux ruraux et dépendent de la terre pour survivre. Souvent, ils doivent se faire concurrence pour obtenir ces ressources naturelles de plus en plus rares. Par conséquent, la terre s'appauvrit davantage et le cycle de la pauvreté se perpétue.
Ici comme dans le monde entier, le Canada prend des mesures afin de renverser les effets de la dégradation. L'ACDI favorise la gestion viable des terres à l'échelle nationale et internationale à l'aide d'une approche qui vise à réduire la pauvreté en renforçant les capacités des collectivités touchées afin de lutter contre la dégradation grâce à une assistance technique, une formation et des investissements modérés en matière d'équipement.
À l'échelle locale, l'ACDI soutient une grande gamme d'initiatives communautaires, notamment : plantation d'arbres pour réduire l'érosion et fournir des aliments, du carburant, du bois d'oeuvre et des revenus; amélioration des pratiques de labour léger et de pâturage pour préserver la précieuse couche arable et le manteau végétal; irrigation durable pour récupérer la productivité des sols; surveillance de l'environnement afin de cerner les zones le plus à risque.