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Le Fonds international de développement agricole

Table des matières

© ACDI-CIDA

Aperçu

Le Fonds international de développement agricole (FIDA) a pour mission de donner aux pauvres des milieux ruraux les moyens d'assurer leur sécurité alimentaire et de se sortir de la pauvreté. Organisme spécialisé des Nations Unies, le Fonds finance des projets de développement agricole et rural innovateurs en accordant des prêts à faible taux d'intérêt et des subventions. Ces projets visent à aider les pauvres à accroître leur production alimentaire et leurs revenus, ainsi qu'à améliorer leur santé et leur nutrition.

À l'échelle mondiale, près de deux milliards de personnes en milieu rural vivent avec moins de 2 dollars américains par jour. La plupart sont de petits exploitants agricoles qui, avec leur famille, ne subsistent que grâce à l'agriculture.

Le Canada est un membre fondateur du FIDA et possède un siège au sein de son Conseil d'administration, qui est constitué de 18 membres.

En octobre 2009, le Canada a doublé son aide au Fonds, qui s'est chiffrée à 75 millions de dollars sur trois années dans le cadre de la stratégie du Canada pour accroître la sécurité alimentaire. Cette contribution est un élément important de l'annonce faite par le premier ministre au Sommet du G-8 à L'Aquila, en 2009, selon laquelle le Canada doublerait ses investissements dans le secteur de la sécurité alimentaire mondiale. L'engagement renouvelé du Canada envers le FIDA pour 2013-2015 demeure de 75 millions de dollars. Le Canada et le FIDA collaborent afin de réduire l'impact des changements climatiques sur les petits exploitants agricoles. Le Canada a versé 19,9 millions de dollars au nouveau programme multidonateur d'adaptation de l'agriculture paysanne (en anglais).

Depuis 1978, le Fonds a permis à plus de 350 millions de personnes d'accroître leurs récoltes, de mieux gérer leurs terres et d'autres ressources naturelles et d'acquérir des compétences. Ces personnes ont également pu démarrer de petites entreprises, établir des organisations sur des assises solides et prendre une plus grande part aux décisions touchant leur vie.

Priorités

Le mandat du FIDA correspond étroitement à deux priorités thématiques du Canada : accroître la sécurité alimentaire et favoriser une croissance économique durable. Le Fonds travaille directement avec les petits exploitants agricoles dans 90 pays à revenu faible et intermédiaire, dont l'Afghanistan, Haïti et le Soudan. Environ la moitié de ses programmes sont réalisés en Afrique.

Sécurité alimentaire

Comme le FIDA concentre ses efforts dans le secteur du développement durable, il est l'un des partenaires multilatéraux clés du Canada ayant à cœur l'augmentation de la production agricole et la prise en considération des besoins précis des petits exploitants.

Croissance économique

L'accent que met le FIDA sur les petits exploitants agricoles, qui représentent le plus important groupe d'entrepreneurs du secteur privé des pays en développement, s'inscrit dans le volet de développement international du Canada qui consiste à soutenir la croissance des microentreprises et des petites entreprises. Il est important de faire en sorte que les 450 millions de petits exploitants agricoles partout dans le monde — dont le tiers de la population mondiale dépend — reçoivent une aide adéquate et aient accès aux produits et services, particulièrement les connaissances et la technologie. La hausse de leur productivité et l'amélioration de la nutrition aura pour effet d'accroître les revenus et d'améliorer l'état de santé de leurs familles et de leurs collectivités.

Stratégie de collaboration avec le FIDA

Le travail en matière de développement international du Canada avec le FIDA est axé sur les trois objectifs stratégiques suivants :

  1. Encourager le Fonds à investir davantage de ressources dans les petits exploitants agricoles, en particulier pour investir dans les gains de productivité qui permettront d'accroître la production alimentaire et d'améliorer la qualité nutritionnelle des aliments récoltés. Pour y arriver, il faudra entre autres :
    • renforcer les stratégies des pays membres du FIDA afin de s'assurer que les petits exploitants agricoles (en particulier les femmes) tirent profit des projets appuyés par l'organisation;
    • améliorer les liens entre les petites entreprises agricoles et les marchés internationaux et nationaux;
    • encourager le FIDA à collaborer plus étroitement avec les centres de recherche agricole internationale — en particulier le Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale — afin de transposer à grande échelle les innovations testées auprès des petits exploitants agricoles.
  2. Collaborer avec le FIDA afin de s'assurer que ses programmes cadrent avec les systèmes de sécurité alimentaire aux niveaux national, régional et international. Pour y arriver, il faudra entre autres :
    • tirer parti de l'expérience du Fonds auprès des exploitants agricoles les plus pauvres du monde afin de faire participer plus activement d'autres organisations et d'autres groupes qui contribuent au développement agricole, comme les bailleurs de fonds multilatéraux, les organisations non gouvernementales, les universités et le secteur privé;
    • mieux coordonner les activités avec ces groupes et envisager un recours accru aux programmes conjoints.
  3. Encourager le FIDA à mettre à profit ses récentes réformes visant à améliorer l'efficacité de l'organisation. Pour y arriver, il faudra entre autres :
    • encourager le Fonds à continuer de mettre en œuvre le cadre de gestion axée sur les résultats de développement, lequel vise à améliorer la capacité du FIDA de mesurer et d'atteindre des résultats sur le terrain, ainsi que d'en faire rapport;
    • encourager le Fonds à raffermir son rôle d'évaluateur indépendant et à mettre en place la stratégie en matière de ressources humaines qu'il a récemment adoptée.

Réalisations

En 2011, grâce au soutien du Canada et d'autres donateurs, le FIDA a permis :

  • de desservir plus de 43 millions de clients, dont la moitié étaient des femmes, dans 94 pays;
  • de former plus de 4,5 millions de personnes à l'utilisation de pratiques et technologies agricoles améliorées, ce qui leur a permis d'augmenter la productivité;
  • de construire ou de réparer quelque 18 000 kilomètres de routes, qui ont permis dans plusieurs cas aux collectivités rurales d'avoir accès aux services, aux marchés et aux agglomérations urbaines;
  • de créer ou de consolider plus de 13 000 associations de commercialisation et de former 716 000 personnes dans les domaines du commerce et de l'entrepreneuriat;
  • de former quelque deux millions de personnes en gestion durable de ressources de propriété commune, dont les terres, les plans d'eau et les forêts, et d'améliorer la gestion de 5,5 millions d'hectares de terres en propriété commune;
  • d'aider à offrir des services financiers à plus de huit millions d'épargnants et près de cinq millions d'emprunteurs, par l'entremise d'institutions financières rurales, ce qui leur a permis d'investir dans leurs fermes et entreprises, de gérer les risques et de préparer l'avenir.