Le 20 janvier 2010, deux bébés sont nés à l'hôpital de campagne géré par les Sociétés canadienne et norvégienne de la Croix-Rouge à Port-au-Prince.
Parmi le personnel médical en service dans le module de chirurgie ce jour-là, se trouvait Aline Gagnon, déléguée de la Croix-Rouge canadienne.
« Je suis émue d'avoir aidé ces mères à donner la vie dans un lieu où la mort a été si présente depuis le séisme. Il s'agit d'un petit garçon et d'une petite fille en bonne santé, et leurs familles sont très heureuses de leurs naissances. »
« Nous avons monté rapidement cet hôpital entre des bâtiments en ruines, et nous y avons été témoins d'événements extraordinaires », ajoute-t-elle. « Les gens qui sont soignés ici se soutiennent dans la guérison, et aussi dans le chagrin qu'ils doivent surmonter pour rebâtir leur vie. Leur courage me laisse sans voix. »
Cet hôpital, financé en partie par le gouvernement du Canada, peut prodiguer des soins chirurgicaux et médicaux essentiels à plus de 300 personnes par jour. Il inclut des modules adaptés tels que la chirurgie, les premiers soins, le triage, une salle commune d'une capacité de 70 lits, une unité de santé communautaire et une unité d'aide psychologique.
De telles histoires porteuses d'espoir commencent à émerger des opérations de sauvetage et d'aide humanitaire d'urgence réalisées jusqu'à maintenant. Comme quoi la vie en Haïti, malgré une épreuve des plus dévastatrices, a encore une fois trouvé son chemin.