Washington DC
Je vous remercie.
Monsieur le Président, Madame la Première Ministre, Mesdames et Messieurs les Ministres, Mesdames et Messieurs, bonjour.
Je suis heureuse d'être parmi vous aujourd'hui pour participer à cette conférence très importante.
Comme vous le savez, Haïti a fait face, au fil des ans, à de nombreux défis. Mais aujourd'hui, son plus grand défi est d'entretenir l'espoir à l'intérieur de ses frontières et dans le reste du monde.
Or, j'ai constaté chez tous les intervenants une volonté d'alimenter cet espoir et de redoubler d'efforts pour qu'Haïti puisse aller de l'avant.
Dans le rapport qu'il a remis au secrétaire général des Nations Unies, le professeur Collier s'est montré optimiste pour l'avenir d'Haïti.
Il a expliqué que beaucoup d'éléments positifs lui permettaient d'arriver à cette conclusion.
Et il a présenté un cadre qui a suscité de nombreuses discussions et mis l'accent sur l'importance d'une action concertée.
Et c'est pourquoi le Canada a consacré beaucoup d'énergie à ce processus au cours des trois derniers mois.
Dans le cadre de la réunion technique organisée à Ottawa en mars dernier, le gouvernement haïtien a expliqué aux donateurs quelles étaient ses priorités et a proposé un Pacte de responsabilité mutuelle.
Je tiens d'ailleurs à souligner le leadership exercé par les ministres Bellerive et Dorsainvil, et l'ouverture d'esprit dont ils ont fait preuve dans le cadre des discussions ouvertes et franches sur leurs plans nationaux et sur les mesures nécessaires pour faire avancer le plan d'action en faveur du développement d'Haïti.
Nous avons convenu de la nécessité d'établir des liens clairs entre les divers programmes sectoriels et le Document de stratégie nationale pour la croissance et la réduction de la pauvreté.
Et nous avons tous convenu que les propositions haïtiennes devaient être axées sur les résultats et accompagnées d'indicateurs de rendement clairs.
Le gouvernement canadien estime que nous devons être réalistes et nous concentrer sur ce qui est possible à court terme.
Si c'est la croissance économique, alors nous devons concentrer nos efforts sur un nombre restreint de priorités, de façon à obtenir des résultats tangibles.
Nous ne pouvons cependant pas négliger ou même abandonner les objectifs à long terme et la prestation des services de base à la population haïtienne.
Il s'agit de trouver un juste équilibre, de façon à augmenter nos chances d'atteindre nos objectifs communs.
Cela veut dire qu'il faut qu'une meilleure coordination et une cohérence accrue de notre programmation entre les membres de la communauté des donateurs et avec le gouvernement haïtien.
Et nous devrons poursuivre le dialogue ouvert et franc que nous avons établi.
Nous devons participer à l'effort commun et remplir les engagements que nous nous sommes donnés.
Soyons clairs : si les donateurs ne remplissent pas leurs engagements, le succès n'est tout simplement pas possible.
Soucieux de respecter son engagement à long terme à l'égard d'Haïti, le Canada s'est engagé à fournir une aide de plus de 555 millions de dollars sur cinq ans.
Je suis fière de pouvoir dire que nous respecterons cet engagement.
Cependant, même si l'octroi de fonds permet d'espérer la réalisation d'un développement durable, il n'est pas garant d'un tel succès.
Nous devons nous assurer que les fonds versés sont utilisés à bon escient.
Cela signifie que tous les donateurs doivent adhérer aux principes sur l'efficacité de l'aide adoptés à Paris et à Accra et les appliquer.
Le gouvernement du Canada est en train de modifier ses mécanismes de prestation de l'aide pour que celle-ci soit plus efficace, mieux ciblée et plus transparente.
En effet, le Canada a décidé :